Séjour, Philippines
André Confiado, Philippines

Quatre ans après mon entrée dans la vie active, je me retrouve de nouveau en tant qu’étudiant, inscrit dans le programme de « Master of Public Affairs » (MPA, ou master en affaires publiques) dans ce grand établissement situé dans le quartier latin, le cœur de la discussion intellectuelle dans la ville lumière, SciencesPo.

Institution renommée en France, en Europe, et une des meilleures du monde, SciencesPo compte parmi ses anciens étudiants de nombreux Présidents (y compris François Hollande) et Premiers Ministres de la République, l’ancien secrétaire-général des Nations Unies Boutros Boutros-Ghali, l’ancien chef du FMI Dominique Strauss Kahn, des chefs d’entreprises, et autres. 

J’ai décidé de me présenter pour ce MPA puisque je voulais un programme avec un vaste champ d’étude, où il était possible de me spécialiser dans la formulation et l’analyse des politiques, notamment dans le domaine de la migration. Avec plusieurs années d’expériences professionnelles dans une organisation internationale, ainsi que dans une institution financière internationale, j’avais les compétences recherchées par le programme. Les professeurs sont des professionnels respectés dans leurs domaines, et le semestre dernier, nous avons même eu l’occasion d’avoir des cours donnés par l’ancien premier ministre de la Grèce, M. Georgios Papandreou.

Un de aspects qui m’a attiré le plus dans ce programme est l’accent sur l’application pratique des connaissances acquises en salle de classe. Ainsi, deux cours phares du programme sont un voyage d’études (où nous allons entreprendre fin février une recherche sur le terrain, cette fois au Cap, Afrique du Sud) ainsi que des projets Capstone en deuxième année (autrement dit, des projets de consulting).

 

 

Un des plus grands attraits de ce programme est la diversité du corps étudiant. Sur les quarante étudiants de ma promotion, vingt-trois nationalités sont représentées, dont certains sont directement liés aux mouvements politiques en Tunisie et en Egypte (connus sous le nom de « printemps arabe »), d’autres sont des activistes politiques du Mexique, des anciens employés de la Maison Blanche, des biologistes, des ingénieurs, et des banquiers. Chaque individu apporte avec lui une richesse d’expériences et de connaissances sans précédent sur son pays.

Par contre, j’ai dû relever un grand défi lors de cette reprise d’études, me retrouvant à la recherche d’un type de concentration spécifique à la salle de classe, après avoir passé plusieurs années dans des salles de réunion. Cela m’a pris plusieurs semaines, voire quelque mois, pour pouvoir retrouver celle-ci. Néanmoins, la créativité en la salle de classe provient de la nécessité. Finalement, après avoir retrouvé le niveau de concentration académique nécessaire (c’est-à-dire que je me suis adapté à la situation), j’ai pu profiter beaucoup plus de mes cours.

Bien évidemment, être en France ouvre la porte aux délices gastronomiques du pays. Non seulement j’ai pu essayer les fallafels et les sandwichs, mais aussi le foie gras, les vins, et même une tomme aux truffes. C’est certain, la France est un paradis gastronomique.

Du côté des trésors culturels, intellectuels, et historiques, Paris offre une collection des meilleurs musées du monde, comme le Louvre, le musée d’Orsay, et le musée du Quai-Branly. A part ces derniers, il suffit de se promener dans Paris pour découvrir des édifices historiques, des « perles cachées ». Un de mes sites préférés est le bâtiment où l’indépendance américaine a été reconnue par le Royaume-Uni. En tant que philippin, je me régale de pouvoir visiter les endroits que fréquentait José Rizal lors de son séjour à Paris. J’adore surtout les vernissages et les fêtes de musiques partout dans la ville.

Vivre à Paris m’a permis d’apprécier tout ce que la ville peut m’offrir, ce qui complète parfaitement mes objectifs académiques, et je sais que cela ne peut aboutir qu’à de meilleures expériences qui me seront fructueuses pendant que je progresse dans mes études.